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 Cauchemars, rêves, idéaux...et contes.[Libre]

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Date d'inscription : 27/07/2014

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Localisation : Dans mon antre, endormi


Fiche du personnage
CLASSE : Invocateur
LIENS DU PERSONNAGE :
INVENTAIRE / STATS :

MessageSujet: Cauchemars, rêves, idéaux...et contes.[Libre]   Mar 19 Aoû - 16:13

Son souffle s'éloignait de lui en un léger nuage gris, la neige dans laquelle il se trouvait volait derrière lui en un petit sillage. Pas le temps d'observer le paysage d'hiver autour de lui. Nullement l'envie de s'arrêter. Car il arrivait...oui, il courrait. Derrière lui, le bruit sourd semblait se rapprocher de plus en plus. "Ta-tak-tatoum...ta-tak-tatoum". La machine noire et fumante, à la bouche béante qu'il avait entraperçu au travers de la brume lui avait glacé le sang. L'esprit lui aussi embrumé, l'instinct avait pris le dessus. La fuite...la seule solution c'était la fuite. Fuir face à cet engin de cauchemar, à cette chose sortit tout droit d'un livre de magie noire dément. Fuir face à la peur...face à cela...Face à sa peur. Car un visage avait parût sur la peau métallique de l'horrible chose. Ce visage crispé, figé dans un sourire soulagé. Elle qui avait délaissée sa vie pour la leur.

-La réalité ne peut être échappée… !

Ce cri l'arrêta sur place. Ou bien était-ce la glace sombre qui s'entourait autour de ses sabots? Pourquoi ne pouvait-il pas crier, appeler à l'aide? Pourquoi ne pouvait-il pas fuir, toujours fuir? La chose approchait. La jeune licorne pouvait presque sentir son souffle fétide qu'il ne sentait pourtant pas, sa chaleur étouffante qui ne le prenait pourtant pas à la gorge. Elle était là...derrière. Approchant, presque à côté de lui, le bruit ralentissait. "Ta...-tak...-tatoum...ta...-tak...-tatoum...". La fin était là, il en était sûr. Alors il attendit. Winding attendit de sentir la morsure de l’horrible chose sur son corps impuissant, de sentir le poids de cette honte et de ce désespoir lui enserrer le cœur une nouvelle fois. De tomber dans le vide, dans ces pensées sans lumière, sans avenir. De pleurer sans n’avoir plus aucune larme à donner. De mourir une nouvelle fois, tout en restant vivant. Là était l’horrible vérité : Son impuissance…sa bêtise. Et alors qu’il était déjà à se noyer lui-même dans les profondeurs de ses regrets, alors que le vide commençait déjà à prendre possession de lui-même, à l’apogée de sa peur de mourir, un sifflement. Strident. Un sifflement horrible…mais qui lui disait quelque chose…comme-ci…

-Nous sommes arrivés en gare de Ponyville ! Terminus, tout le monde descend !  

Ses yeux s’ ouvrirent aussi rapidement que son corps sortait de sa torpeur, en un sursaut.  Hagard, il tenta de comprendre ce qui lui arrivait. Doucement, mais sûrement, son esprit remit les morceaux dans le bon sens. Un rêve…ou plutôt un cauchemar. Un simple cauchemar. Encore un cauchemar…depuis cet événement ils étaient de plus en plus présents, ne lui laissant pas véritablement de repos. Parfois il arrivait à dormir, sans qu’aucun cauchemar ne vienne troubler son sommeil, mais sans qu’aucun rêve ne vienne le réconforter. C’était sa faute. La jeune licorne soupira. Au travers de la fenêtre, des bâtiments, des maisons, un ciel bleu avec quelques nuages. La ville était encore vivante. Cela l’étonnait quelque peu…mais il se rappela que les ruines se trouvaient plutôt à l’autre bout de la ville, les rues proches de la forêt everfree. Le son des sabots des passagers sur le quai acheva de le réveiller. Son regard passa tranquillement sur les scènes banales qui prenaient lieu. De ce côté, une pégase qui accueillait une amie…peut-être ne s’étaient-elles pas vues depuis longtemps, car elles étaient toujours en train de se serrer toutes deux quand il passa à autre chose. De l’autre, des familles…une licorne, vraisemblablement une bourgeoise, accueillit par un poney terrestre au regard sympathique. Voyage de repos ? Chambre d’hôte ? Autre chose peut-être... Quoi qu’il pouvait en être, ils se serrèrent le sabot. Puis le ciel, là-haut, les pégases en charge de la météo semblaient en plein travail…

-Monsieur…il faut que vous descendiez, c’est le terminus.

Winding Mist tourna doucement la tête vers le contrôleur qui le regardait avec un sourire amical. C’est là qu’il sentit le poids très subtil de sa capuche sur sa tête. Ah, oui, cela. Pour voyager, il s’était confectionné une grande cape grise, pour cacher sa plus grande honte…et la marque de sa malédiction. Cela pouvait peut-être lui attirer des ennuis et conduire les autres à le détester…ou avoir peur de lui. Ainsi, il préférait être prit pour un mystérieux étranger, ou, au pire, un arcaniste, ces licornes qui usent de la magie noire…mais qui, elles, n’iraient pas jusqu’à pratiquer l’art interdit auquel il s’était exercé, et qui lui avait tant coûté. Cela valait mieux ainsi. C’était mieux ainsi. Prenant une petite inspiration il répondit, d’une voix qui se voulait…eh bien…mystérieuse.

-Bien sûr…je vais descendre. Veuillez m’excuser, le sommeil m’a gagné en plein milieu du voyage. Y résister m’était futile.

Ce qui suivit cette réponse lui donna bien du mal pour ne pas rire. Au fond, il avait toujours rêvé de jouer un personnage comme les vieux sages, dans les livres, ou les êtres encapuchonnés dont on ne savait pas grand-chose. Certes, c’était risqué, mais beaucoup moins que de laisser voir sa marque et sa queue au grand jour.  Et puis, après tout, cela l’écartait de la masse de poneys normaux, vaquant à leurs occupations…à leur vie normale. Sa vie à lui ne pouvait l’être, alors quand à être spécial, autant aller jusqu’au bout de la chose. Tout cela lui passait au travers de la tête, car, la tête du contrôleur, justement, passa de la surprise, au doute, au questionnement puis à l’incompréhension pure et simple. Cette ballade au travers des émotions, sur un simple visage, était tellement drôle et pourtant dangereuse ! Se levant doucement, il devait être fidèle au rôle qu’il s’était attribué. Inclinant très légèrement la tête, il termina.

-Merci pour m’avoir prévenu, et ainsi m’avoir évité un allé retour. Bonne journée à vous.

-B-b…Bonne journée monsieur.

La forme grise encapuchonnée qu’il était, laissant paraître juste ses pattes et ses sabots, ainsi que la légère bosse de sa corne, descendit sur le quai. La plupart des passagers étaient partis, et déjà de nouveaux arrivaient pour partir dans l’autre sens. Winding Mist prit un temps pour inspirer. L’air de Ponyville n’avait pas changé, toujours aussi agréable…tout comme l’ambiance qui y régnait. Le tri se fit dans son esprit enfin complètement sortit de la brume du réveil. Sa présence ici était dues à deux choses. La première était qu’il s’était renseigné…et qu’il voulait participer à régler les problèmes en Equestria, comme il l’avait promis à sa sœur…et donc se préparer au pire. Entendre des voix, sentir des choses…il était sûrement destiné à être une sorte de magicien. Les ordres des mages blancs et des arcanistes, autrefois méconnus car non nécessaires, étaient aujourd’hui les deux plus grandes écoles de magies, dû au risque d’une nouvelle attaque…enfin, attaque. Tout le monde savait qu’il s’agissait en réalité d’une guerre. Une guerre endormie, pour le moment, mais personne ne savait quand les flammes allaient se raviver et que l’incendie du ciel ne descende une nouvelle fois sur la terre.  Enfin…il avait tenté de trouver sa voie, après tout, sa sœur était une mage blanche. Mais il avait essayé…il ne correspondait à aucun profil. Pas de magie blanche, pas de magie noire excepté…  « L’incident » et il ne comptait pas jouer de nouveau avec ces forces ci.  Alors à quoi était-il destiné ? Alors il avait cherché, dans les livres, des cas de personnes similaires. Le risque étant qu’il était peut-être unique en son genre. Cependant, la chance lui avait souri …

Dans un livre, il avait découvert quelques récits, quelques cas. Des licornes méconnues, parfois de contrées lointaines, qu’on surnommaient souvent « Shamans ». Capable d’entendre la voix des morts, même de ceux qui ne souhaitent pas le bonheur des vivants, ils avaient également une capacité en commun : Un don en magie, une arcane que l’on nomme « invocation ». Cependant, aucun des textes auxquels il avait eu accès n’étaient des grimoires d’apprentissage. Tout juste des récits, des légendes lointaines…alors il était bien embêté. Que fallait-il faire pour être comme eux ? Découvrir son véritable potentiel ? L’idée qui lui était venue tout d’abord était de retourner voir les érudits de l’école de magie pour licornes surdouées… ou carrément demander audience avec un mage de la cour royale. Mais une réflexion vint à lui faire changer d’avis. A sa sœur, il avait promis de répandre le bien…la gentillesse…l’amitié, en quelques sortes. Enfin…faire en sorte qu’elle reste telle qu’elle, malgré la guerre. Devenir invocateur…enfin, se présenter comme possible invocateur…allait-il prendre parti ? Allait-il se trouver dans un camp qui le forcerait à se battre contre un autre ? Et si les « disparus », que l’on pensait pour la plupart mort ou enrôlés dans cette sorte de sombre armée cachée…et si eux avaient raison ? Et si les apparences étaient différentes de la réalité ?

Malgré la forte improbabilité de cette pensée, il ne pouvait l’exclure. Si il avait promis de faire le bien, il le ferait comme tel. Si jamais l’ un ou l’autre des camps se mettait en travers de cela…eh bien…peut-être qu’il penserait à combattre pour l’un…ou pour l’autre. De toute manière, le simple fait qu’une guerre possible se profile à l’horizon mettait en péril l’harmonie même de tout Equestria. Si ce conflit qui n’en était pas vraiment un…cette sorte de « guerre froide »  dont la conséquence la plus visible, ce qui faisait que l’on savait qu’elle se trouvait là, tapie, était ce ciel ardent, ce crépuscule éternel, pouvait se résoudre sans que deux armées aient à combattre…si jamais une solution pacifique pouvait être trouvée, alors il la chercherait de toute sa force. La force, justement, il en manquait…et surtout de la force psychique. En réalité, la jeune licorne se savait encore faible. Les malheurs qui lui étaient tombés dessus et sa malédiction avaient entamés son moral.

C’est dans l’optique d’en finir définitivement avec ce passé d’erreurs et de regrets qu’il était venu à Ponyville. C’était pour son père. Lui qui avait disparu. Lui qui était à l’origine de leur venue il y a un an de cela. Lui qui, par conséquent, était en partie responsable de la mort de leur mère. C’était pour savoir ce qu’il était advenu de lui. D’ailleurs, c’est en pensant à cela que Winding revint sur ses précédentes pensées. Des poneys violents, massacrant des innocents, mettant le feu aux maisons…détruisant l’harmonie ? Non, ce ne pouvaient être des personnes en qui avoir confiance. Ils ne pouvaient être ceux avec qui il se battrait…et, par conséquent, il y avait peu de chance pour trouver une issue pacifique…mais il fallait pourtant chercher. Essayer.

Perdu dans ses pensées, ses pas l’avaient portés plus loin que le quai. Toujours encapuchonné, il n’avait pas remarqué que le contrôleur, sortit derrière lui, se grattait la tête du sabot. Oui, il n’avait pas remarqué les passants s’écartant sur le passage de cette sorte d’ombre en plein crépuscule, tête baissée, qui marchait d’un pas lent, s’arrêtant parfois, puis reprenant sa route. Mais, après tout, depuis un an, il y avait tout un tas de curiosités. Tant qu’il n’était pas trop suspect pour la garde…enfin. La vie reprenait rapidement son cours normal après son passage. Ainsi, il avança dans les rues sans vraiment s’en rendre compte. Dépassant les maisons aux toitures colorées, les petits stands des marchands locaux, la fontaine du centre-ville…le légendaire sugarcube corner…manquant au loin les pommiers de la ferme des Apple, dont les branches, parfois gorgées de fruits en cette matinée crépusculaire, dansaient au gré du vent.

Il ne remarqua pas non plus les maisons abandonnées, à l’intérieure desquelles, au travers des vitres crasseuses, l’on pouvait voir l’absence de vie, de meuble, et le nombre de toiles d’araignées qui auraient fait faire une crise cardiaque à n’importe quelle ménagère un peu trop perfectionniste. Il ne remarqua ni les maisons aux toits brûlés, ni les quelques ruines, d’anciennes maisons, d’anciens bâtiments. Non, il ne remarqua pas qu’il était passé par le quartier qui avait subi l’attaque, il y a  déjà un an, et auquel on avait pas touché…et c’était tant mieux. Un souvenir trop douloureux était enfoui là, quelque part, sous les décombres…entre celui des flammes, des cris et de la lame argentée s’abattant, aussi simplement que l’on abattrait un couteau sur du beurre.

Au final, quand il recouvra tous ses sens, il fut surprit de constater qu’il s’était allongé dans l’herbe du parc de la ville. En dessous d’un jeune chêne, même. Autour de lui des bruits divers, des fragrances de fleurs. Les voix des passants, des poneys en ballades, des courses des pégases, là-haut. Le rire d’enfants jouant au ballon non loin, sous l’œil avisés de leurs parents. Des jeux insouciants…oui ils étaient insouciants et, secrètement, il les enviaient, eux qui ne savaient pas. Eux qui n’avaient pas à savoir, qui n’avaient pas les soucis qu’avaient les grandes. Et dire que la plupart souhaitaient devenir adultes…ah, si seulement ils savaient. Lui qui était à l’âge fatidique du passage, il avait raté l’année la plus importante de sa vie. Les ignorants étaient peut-être les plus heureux, finalement.

-Monsieur… ?

Tiens, une voix. La voix d’un enfant. Sous sa capuche, il tourna la tête pour voir de qui provenait cette question…ou cette salutations il ne savait trop. Elle du avoir peur de son regard doré, brillant dans la pénombre, car elle recula, sous la surprise. C’était une pouliche, pas bien grande, mais plus un tout jeune poulain non plus. Elle devait être…oh…en milieu d’école normale, il ne savait trop. C’était une pouliche terrestre aux yeux bleus, à la robe bleu claire, elle aussi, et à la mane et la queue couleur bleu foncé. Un peu comme une eau tourmentée, aux multiples couleurs. Saluant la petite de la tête, Winding remarqua également qu’une ponette adulte elle, l’observait…était-ce un éclat d’inquiétude dans ce regard ? Peut-être était-ce sa mère.

-Bien le bonjour, jeune demoiselle, quelle est ton nom ? Et quelle est la raison qui te mène à me parler ?

Mh, c’était plus dur qu’il avait imaginé. Il avait en effet hésité sur "Jeune fille" mais il allait paraître pour un vieux gâteux...ou jeune demoiselle, mais cela pouvait être...plutôt malprit, quoi que cela faisait référence à la qualité du parlé qu'il s'était donné. Car, en effet, il y avait une troisième raison à son voyage. Un rêve d’enfant…ou plutôt de jeunes. Quand ils étaient petits, lui et sa sœur inventaient souvent des histoires. Des aventures, des récits d’horreurs, des chants aussi…sa voix avait la pureté d’une étoile…en bref, lui aimait beaucoup l’écriture, c’était pourquoi il avait également emporté de quoi écrire beaucoup. Des plumes, des parchemins…un peu de tout. Des souvenirs aussi. Il avait beaucoup de choses dans ses besaces, sous sa cape. Un jour, il avait proposé à sa sœur ceci. Lui, voulait être écrivain, ou quelque chose s’en rapprochant…mais qu’est-ce que cela serait si ils pouvaient voyager dans tout Equestria pour narrer leurs histoires ! Présenter leurs créations ! Peut-être se feraient-ils un nom, lui en conteur, elle en chanteuse. Cela l’avait fait rire, et elle avait répondu pourquoi pas. Pourquoi pas…c’était il y a deux ans, et, aujourd’hui, il était seul. Un sourire rapide passa sur son visage. Celui-ci fut effacé par la réponse tardive de la pouliche.

-Vous êtes bizarre. Alors je me demandais qui vous étiez. On ne vous a jamais vu par ici.

Ah…il était vrai qu’il avait entendu parler de la méfiance qui régnait à Ponyville depuis…l’attaque. Tout le monde connaissait désormais tout le monde. Un étranger était donc rapidement identifié.  Une connaissance qui aurait fait plaisir à l’une des gardiennes de l’harmonie, il fut un temps,  du nom de Pinkie Pie, qui connaissait tout le monde et organisait une fête à chaque fois qu’une tête inconnue pointait son museau à l’intérieur de la ville. Peut-être avait-il été remarqué très vite…oui, sûrement. Son seul risque était d’attirer la garde, après tout, mais il avait pris ses précautions : Identité, origine…il ne pouvait se trouver derrière les barreaux…tout du moins il espérait. En ces temps de troubles qu’on ne voyait parfois pas, il pouvait se passer bien des choses. Reprenant le rôle qu’il s’était attribué, à savoir celui d’un conteur mystérieux…et peut-être qui pouvait sembler un peu vieux (Ou vieux jeu…), il se mit à rire doucement.

-Oh…je ne suis qu’un conteur qui parcourt les routes. Je connais un certain nombre d’histoires. En fait, mon rôle consiste à raconter des histoires.

Des étoiles naquirent dans le regard de la pouliche. Cela le fit sourire. Ce regard était celui de l’intérêt. Peut-être était-il tombé sur une enfant raffolant des histoires en tout genre…Et il avait bien de la chance. En fait, il ne pensait pas que quelqu’un viendrait de lui-même pour le voir. Encore moins d’être intéressé par les histoires qu’il pouvait conter.

-Vous pouvez m’en raconter une, s’il vous plaît ?

-Je le peux en effet. Cependant, tu ferais mieux d’en avertir ta mère, je présume, celle qui se tient derrière toi. Il se pourrait qu’elle s’inquiète pour toi, et il serait dommage que la peur la mène à empêcher tes oreilles d’écouter l’histoire que je m’apprêtes à te conter, n’est-ce pas ?

Un subtil clin d’œil de sa part, et elle répondit avec un petit sourire. Oui, elle avait compris. On ne le savait que peu, mais les enfants comprenaient en fait très bien le soucis des parents et, surtout, leur inquiétude. Mais, au fond, ils savaient quand celle-ci était bête et qu’elle n’était pas nécessaire. Et parfois, il bravait cette inquiétude pour montrer qu’ils n’avaient rien à craindre. Parfois cela portait ses fruits…parfois cela menait à des bêtises. C’était un combat constant entre l’expérience et la prévoyance, contre l’insouciance et la bravoure sans considération. Tout est-il qu’elle partit voir la ponette qui se trouvait en arrière, lui parla deux minutes, puis elle revint avec elle. Vraisemblablement elle l’avait convaincue de venir avec elle pour écouter. Lui salua la mère de la tête, elle qui fit de même, mais de par un léger sourire. Inquiétude écartée, semblait-il. Winding toussa légèrement. C’était son premier conte…la première fois qu’il allait jouer le conteur, un personnage qu’il avait travaillé et retravaillé avec sa sœur. Pour se faire connaître, il allait devoir sortir le grand jeu. Il allait donc commencer par une histoire simple, qu’elle connaissait peut-être, mais en sortant ce qu’il cachait dans sa capuche : Sa magie.

-Cette histoire commence ici, en Equestria, à Canterlot, pour être plus précis. Là, une jeune licorne douée en magie lisait un livre sous un saule…son nom était Twilight Sparkle.

-Comme la princesse ?

-Oui, comme la princesse. C’était la princesse. Et ceci est son histoire. Twilight Sparkle était une licorne douée, travailleuse et cherchant toujours à se dépasser, elle avait de grandes connaissances…mais il était une connaissance qu’elle ne connaissait pas…

Le conteur usa de sa magie. Sa corne s’entoura d’un léger halo bleu foncé et, devant les yeux brillants de la pouliche, et ceux intrigués de sa mère, il fit apparaître une petite licorne de magie. C’était son petit secret. Ainsi, la licorne magique semblait lire un livre…puis elle se leva…rangeant le livre dans sa sacoche et se dirigea vers la petite pouliche qui du écarter un sabot pour la laisser passer. Derrière celui-ci, elle fut surprise de voir un groupe de trois autres ponettes, qui semblait attendre Twilight Sparkle. Une discussion silencieuse prit lieu…puis Twilight Sparkle s’enfuit en les dépassant.

-Elle ne savait ce qu’était les amies, ni ce que l’amitié signifiait véritablement

L’histoire de Twilight Sparkle. Une histoire tellement connue qu’on l’étudiait à l’école en…histoire, justement. Mais il était tellement mieux de l'entendre ainsi, du début à la fin, narrée au travers de l’émotion, non des faits, comme certains érudits ou professeurs le faisaient. Ainsi, il commença à narrer toute l’histoire. Modélisant certains passages, comme la rentrée de la licorne dans sa tour. Il inclut un petit élément personnel. Des rumeurs, non confirmées, indiquaient que, avant qu’elle ne découvre ce que l’amitié signifiait, Twilight Sparkle malmenait souvent son assistant numéro un, un dragonnet du nom de Spike. Ainsi, il pensa bon d’inclure quelques éléments comiques dans le récit…Des libertés à lui. Comme le fait que le pauvre Spike se prit une porte alors que la licorne l’ouvrait violemment. L’effet de surprise doublé du fait que le petit spike magique portait une série d’étoiles au-dessus de sa tête, sonné, plurent sûrement à la pouliche, car elle se mit à rire quand cela arriva. La mère quant à elle, se contenta de pouffer. Et il ne faisait que commencer…
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